Assemblees Citoyennes Insoumises

Si tu savais, Mr Mélenchon comme je ne décolère pas

jeudi 27 avril 2017

Magnifique texte de Lès Tissia que je me suis permis
de recopier ...
Si tu savais, Mr Mélenchon comme je ne décolère pas. Et comme je pleure aussi, à gros sanglots depuis dimanche.
Si tu savais comme j’ai souvent pleuré avant, même jeune fille, devant la tristesse du chemin qu’on nous présente comme l’unique à chaque gargouillis politique.
Et puis un jour j’ai souri. Et je me suis prise à espérer...
J’ai souri parceque dans tes mots, dans ta façon intelligente et respectueuse de t’adresser à nous pour nous proposer autre chose, je me sentais enfin reconnue, comprise, entendue. En tant que femme, être humain et citoyenne.
Dingue.
Tu ne cherchais pas à me convaincre, tu ne cherchais pas à me flatter ni me bercer de belles promesses dont on aime se passer la mélodie quand on est trop fatigué pour entendre des mots.
Non. Tu me parlais, à moi. À tous les autres. À nous.
Et dans ton œil qui pétille, dans ta verve insolente, dans tes colères si justes et si légitimes j’ai vu un homme, un homme comme peu sait en fabriquer le monde, et qui avait des ambitions pour tout un peuple et qui mettait sa vie au service de ces ambitions : le bonheur et la paix pour les êtres, les êtres nés pour aspirer au bonheur.
Tu t’insurges et tu dénonces, tu pointes du doigts tout ce qui converge à l’asservissement d’un peuple entier au profit d’une petite poignée de rien du tout.
Et tu dis qu’il est un autre possible.
Et à ceux là qui te rient au nez, dans cette condescendance paternaliste de ceux qui ont vendu leur âme au diable, tu réponds. Cohérent, droit, juste. Noble.
Car tu es Noble Mr Mélenchon.
Tu réponds et tu as raison.
Celui qui t’a écouté, vraiment, qui a fait l’effort vrai de te lire ne peut pas dire le contraire.
En toute bonne fois il ne peut qu’admettre que tu as raison.
Qui peut affirmer ne pas vouloir la paix, pour lui et pour chacun, une planète respectée, un environnement propice à l’élévation de sa personne, de ses connaissances et de sa dignité ?
Qui peut dire qu’il souhaite le chaos, la haine, la guerre, un monde triste et sombre pour lui et pour ses enfants après lui ?
Alors je pleure à gros sanglots Mr Mélenchon, qui nous secouent ma fille à naître et moi.
Je pleure la bêtise, la lâcheté, la peur et l’ignorance. La paresse intellectuelle, le je m’enfoutisme irresponsable, la trouille déguisée en haine de ceux qui se protègent derrière la vacuité d’une pensée pré-mâchée.
Et je suis tellement en colère.
Car dans leur immobilisme de la conscience humaine ils ont décidés pour moi, pour mon soleil qui rit aux éclats sur sa balançoire orange, pour ma merveille qui remue doucement dans le berceau de mon ventre et que remuent mes sanglots aujourd’hui ;
Ils ont décidés d’un avenir encore plus moche que ce que vers quoi le pays tendait déjà.
Nous leur offrions, tu leur offrais, de la brioche pour tous. Ils ont choisi (en pleine conscience ??? ) des miettes de pain rassis pour l’immense majorité ( pour eux aussi par conséquent) et pour la minorité qui se goinfre les fruits merveilleux et les boissons les plus douces.
Comment comprendre cela ?
Moi tu sais, Mr Mélenchon, un pays en paix au sein d’un monde en paix, une maison qui me protège du froid et de la pluie en hiver et qui me préserve des fortes chaleurs en été, de la nourriture saine sur ma table, l’accès aux savoirs pour nourrir mon esprit, aux soins lorsque je suis malade, la liberté et le plaisir de contribuer à la bonne marche de ce système équilibré c’est un projet qui me va bien.
C’est une ambition apparement trop modeste aux yeux de ceux qui courent après quelque chose qu’ils n’auront jamais : ça s’appelle le bonheur.
Et tu en parles si bien, Mr Mélenchon, du bonheur.
Il est simple, il est juste. Chacun y est légitime.
J’ai adoré que tu nous dises que tout était à faire, qu’il allait falloir retrousser nos manches... qu’il nous appartenait de construire ce monde au quel nous avons droit. Et je te remercie pour cette marque de considération.
Quoi de plus grisant que l’effort collectif, Que la juste peine d’un labeur qui a du sens, et dont chacun peut en dire « j’y ai contribué, ce monde c’est le miens, le tiens, le notre ! »
Alors je sais que tout n’est pas perdu, je sais que tant qu’il restera ne serait ce qu’un insoumis debout rien ne sera joué, qu’on n’enferme pas les idéaux dans les êtres qui les portent, que chaque action compte, que nous sommes encore déterminés,que quelque chose s’est produit dans l’éveil des consciences...
Mais laisse moi pleurer encore un peu.
J’ai vu ton visage, Mr Mélenchon, ce fameux soir ou l’on t’exhortait a t’exprimer avant de connaître les résultats officiels. Comme un dernier coup bas, pied de nez imbécile et cruel de ceux qui scient la branche de l’arbre sur la quelle ils sont assis. Les idiots.
J’ai vu ton visage et ton expression.
Tu as tant donné dans cette campagne épuisante. Je sais que tu n’aimes pas parler de ta fatigue, et ne te méprends pas, je ne nourrie pas de pitié de convenance à ton égard.
Seulement une profonde et infinie estime. Pour l’homme, pour les actions, pour l’engagement. Je te le dis.
Alors je vais de mon côté, dans mon coin de campagne, continuer à empiler les jours, en cherchant chaque fois à les rendre le plus cohérent possible.
Je ne vais pas renoncer, non. Je ne renonce à rien.
Aujourd’hui moins qu’hier, maintenant que j’ai senti, que jai touché du doigt le vibrant espoir de ce mouvement profond que tu portais devant nous.
Je me le dois, je le dois à mes enfants, à ceux que jaime et ceux que je ne connais pas et qui partagent cette vision heureuse d’un monde possible.
Je tenais à te dire ma reconnaissance pour avoir fait naître un jour l’espoir dans mon coeur et dans celui de milliers et de milliers d’autres.
Je suis debout, j’avance, même lorsque je pleure à gros sanglots, même lorsque je suis si en colère.
Laetitia.


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